Lausanne est la quatrième ville de Suisse au niveau économique, historique et touristique. Cette ville accueillante et sereine dégage un charme particulier en offrant des vues panoramiques spectaculaires sur le Lac Léman et la chaîne des Alpes. Mais la richesse de cette ville ne se limite pas qu’à son environnement ! En effet, Lausanne est une ville où le coût de la vie est onéreux en particulier dans le domaine de l’immobilier. Analysons les rouages du marché immobilier tant dans la location que dans les ventes de biens immobiliers.
En moyenne le loyer d’un appartement de 100 m2 se situe entre 1.500 et 2.500 CHF/mois, soit 1.250 à 2.100 euros en conversion euros. Le prix de la location est certes élevé, mais bien moindre comparé à celui pratiqué à Londres par exemple ou encore sur Paris intra-muros. En raison de la grande activité commerciale, économique et touristique, les biens locatifs situés à Lausanne sont rares car la demande est plus forte que l’offre. Les modalités de locations sont quasiment identiques à celles demandées en France avec un point noir au tableau : un locataire à Lausanne sera moins protégé juridiquement qu’un locataire en France.
Il existe des sites qui défendent les intérêts des locataires comme :
- l’association indépendante «asloca.ch» qui fournit des sources d’informations précieuses et utiles,
- le site «comparis.ch», le plus grand espace immobilier de suisse, qui permet de se faire une idée des biens en location disponibles. Cette agence est une aide précieuse pour les nouveaux arrivants.
Vente immobilière : une priorité politique
Le prix des maisons individuelles se situe entre 4.200 et 9.500 CHF par m2. Pour donner une idée réelle du marché, il faut compter 350.000 à 790.000 euros pour acquérir un bien de 100 m2 selon la qualité de l’habitation. Ces prix sont assez raisonnables pour un Lausannois, compte tenu de la rémunération salariale élevée en Suisse. Ces dernières années, les ventes immobilières ont explosées grâce à la baisse des taux d’intérêt.
La politique de la Municipalité est de favoriser l’accès à la propriété en développant le parc immobilier et les constructions nouvelles. Dans ce contexte, l’aménagement du territoire occupe une place prépondérante dans les débats au Parlement.
La crise n’a eu qu’une influence minime sur le marché immobilier et malgré la hausse des prix, les ventes de logements sont en hausse. Mais un problème se profile à l’horizon. En effet, la conjugaison de la baisse de la croissance démographique et de la construction immobilière intensive aura des répercussions sur les prix de l’immobilier. A échéance, la tendance pourrait s’inverser, dans le sens où, l’offre pourrait être supérieure à la demande et faire chuter le prix de l’immobilier.